Visite terrain : AB Epluche

Mardi, Rachel et Mathieu étaient à Vourey (Isère) pour visiter la légumerie AB Epluche, partenaire de longue date d'Agricourt. Objectif : faire le point sur le projet pois chiche, une filière légumineuse locale qui relie les champs drômois aux cuisines centrales de l'agglomération.

Visite terrain chez AB Epluche

L'objet de la visite

Le projet pois chiche est porté par Valence Romans Eau, en lien avec le Projet agricole et alimentaire durable de territoire (PAADT) de Valence Romans Agglo. AB Epluche y joue un rôle clé : la légumerie transforme les légumineuses pour qu'elles arrivent prêtes à cuisiner dans les cuisines collectives.

Autour de la table

Participant·eFonctionStructure
Jean-Michel Valla13e vice-président en charge de l'agriculture, de l'alimentation et du développement rural ; maire de Saint-Marcel-lès-ValenceValence Romans Agglo
Nolwenn DaridorResponsable du service économie territoriale et agricoleValence Romans Agglo
Gaëlle TravascioCheffe de projet agriculture et alimentation sur le PAADTValence Romans Agglo
Chloé CugnietÉconomie agricole, aménagement foncier et animation des PSE (paiements pour services environnementaux)Valence Romans Eau
Jean-Christophe CeccatoDirecteurAB Epluche
Clara BogaertCommercialeAB Epluche
Rachel et MathieuÉquipe AgricourtAgricourt

Les chiffres de la saison

Via la légumerie AB Epluche, les cuisines centrales de l'agglomération ont reçu cette saison :
- plus de 4 tonnes de pois chiche bio drômois ;
- 2 tonnes de petit épeautre bio drômois.

Du champ aux cuisines, la chaîne reste courte, traçable et locale.

Ce que ces volumes rendent possible

Ces volumes ont trois effets concrets :
- une filière légumineuse ultra-locale qui se structure dans l'agglomération ;
- une meilleure qualité de l'eau sur les zones de captage : les légumineuses améliorent la structure du sol et réduisent la pression azotée ;
- un débouché sécurisé sur plusieurs saisons pour les producteur·rice·s qui s'engagent.

Et demain , d'autres filières

Les échanges ont aussi porté sur l'extension du modèle à d'autres productions :
- les lentilles ;
- le sorgho ;
- l'orge ;
- des légumes bio locaux en 4e gamme (lavés, épluchés, découpés), pour simplifier le travail des cuisines sans sacrifier la provenance.

Le message qu'on retient

Ces projets ne tiennent que grâce à l'alignement de tous les acteurs :
- une collectivité qui finance et oriente, avec une volonté politique affirmée ;
- un transformateur qui prend le risque industriel ;
- un distributeur qui garantit le débouché.Quand cela fonctionne, c'est une victoire collective.

Et la preuve qu'on peut dupliquer ce modèle sur d'autres territoires et d'autres produits.Pour découvrir les débuts du projet, lisez notre article sur la structuration de la filière pois chiche.

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